Et si espérer que la force de l'amitié est la plus forte (première partie)...

Publié le par Petite ombre

Je ne sais pas comment commencer mon écrit, tout comme c'est aussi le cas pour le cas de figure que je voulais aborder avec vous. L'idée est là, mais je ne trouve pas la bonne manière de débuter.Je tâtonne, je cherche, je n'arrive pas à laisser les mots filer car il n'y en a peut-être pas ou alors tout sera éparpillé dans tous les sens pour au final, n'aboutir à rien de bien.

J'ai un petit soucis... Rien de bien grave en soi, juste quelque chose qui ne trotte de plus en plus souvent dans la tête, et je me retrouve assez démunie face à la situation.

Cela fait quasiment deux ans, voire peut-être même plus, ou moins, je ne saurais le dire avec minutie, que je n'ai plus aucun contact avec une personne qui fût une amie pour moi. Suite à la colère de cette "rupture", c'est la déception qui a pris la place juste après une part de rancune. Un brin de nostalgie s'invite aussi parfois, mais surtout c'est cette sensation de flottement car il n'y a pas eu de disputes entre nous.

Cette fille, je l'ai rencontré au lycée. En seconde, elle était juste la fille assise devant moi, celle toujours habillée en noir et rouge, avec les cheveux qui commençaient à se clairsemer à force de subir les colorations qui viraient finalement vers un rouge terne, puis orangée. Elle était connue dans le bahut entier pour être la fille qui ne mangeait pas à la cantine le midi alors qu'elle était demie-pensionnaire. Se trouvant grosse, elle refusait de se nourrir le midi.

Ce n'est qu'en Première, que j'ai appris à mieux la connaître. Comme nous avions été dans la même classe de seconde, un visage connu dans une nouvelle classe, nous a sans doute rapproché. J'avoue ne plus savoir comment on en est venu à se parler puis à devenir amie.

C'est en Terminale que nos liens se sont resserrés, nous étions bel et bien amies et non pas de simples copines, malgré nos différences. Moi la fille posée, réservée, discrète et pas féminine pour un sou, elle, la fille qui ne crache pas dans sa main pour dire ce qu'elle pense, la fille pleine d’énergie, infatigable, celle qui n'a peur de rien, celle qui anime le coin quand elle arrive et surtout,la fille super sûre d'elle ! Véritable sex apple aussi... La mini-jupe était sa meilleure amie, surtout depuis qu'elle avait enfin réussi à perdre du poids.

Elle m'a vu débarqué en Terminale avec un sourire et une joie de vivre qu'elle ne m'avait jamais connu, j'étais amoureuse et surtout en couple! Elle a été ma confidente pendant les longues heures de cours de philosophie et pendant toutes nos pauses, je lui racontais l'été de mes 17 ans. Elle semblait contente pour moi, elle qui n'avait pas de problème pour se trouver un mec.

Elle m'a vu aussi sombrer quand je me suis fait larguée comme une pauvre conne, puis quand j'ai été reprise pour mieux retourner au tapis après. Elle a tout fait pour me redonner le sourire et me soutenir. Après le Bac, nous avons passé l'été ensemble. Nous avons encore été plus proche. On faisait pas mal de virée, en plus elle avait déjà son permis Une vraie folle dingue du volant.Il m'est arrivé d'aller dormir chez elle aussi. Une immense maison dans un petit village. Elle me faisait rêver. On ne s'est même pas disputer quand mon ex à essayer de la mettre dans son lit alors que je désespérais moi d'y retourner... J'aurais pu lui en vouloir, de se trémousser devant lui avec ses décolletés de ouf et ses minus-jupes, mais je savais que ce n'était pas ce qu'elle recherchait au final. Notre amitié n'a donc pas été touchée. C'était juste son côté espagnole qui ressortait.

A mon tour, j'ai séché ses larmes quand le garçon qui l'a rendait folle, après avoir couché trois quatre fois avec elle, l'a gentiment remercié et lui a souhaité bon vent. Elle était accroc, c'était la première fois de sa vie... Elle m'a sans doute encore mieux comprise dans ma détresse sentimentale.

Nous n'avons pas suivi le même parcours après le Bac. Moi je suis partie à l'université et elle en Bts. Nous n'avons pas rompu nos liens pour autant. Certes on ne se voyait plus quotidiennement, mais on avait pas besoin de cela pour être amie. On se faisait des sorties les weeks-ends,elle m'emmenait en boîte alors que ce n'était pas forcément mon truc, nous étions présentes aussi dans les grands moments de la vie, anniversaire, décès... Mes parents l'appréciaient beaucoup et inversement aussi.

Puis je me suis mise en couple avec celui qui aujourd'hui est mon mari. Elle fût très heureuse pour moi, elle l'a même pris entre quatre yeux pour lui faire comprendre qu'il aurait affaire à elle si il essayait de me faire aussi mal que son frère (qui je vous le rappelle est donc mon ex). Elle a été d'autant plus contente quand elle a vu que c'était un type bien, à l'opposé de mon ex.

De son côté elle enchainait les relations.

Puis un jour,je me suis mariée. Pour moi il était clair qu'elle devait être mon témoin. Elle a accepté. A son tour, elle a rencontré celui qui finalement serait l'homme avec qui elle se poserait enfin.

En venant me voir à la maternité quand j'ai mis au monde mon premier enfant, elle m'a annoncé qu'elle aussi allait devenir mère. J'avoue avoir été surprise, légèrement choquée. Je ne m'y attendais pas, je la pensais encore un peu "fofolle", à vouloir profiter de sa jeunesse, surtout si peu de temps après s'être mise avec son nouveau compagnon. Mais au final j'ai été super heureuse pour elle, et qu'on puisse partager cette expérience de la maternité,les autres copines n'en étant pas encore à ce stade.

Cerise sur le gâteau, elle a acheté une maison dans ma ville, et pas très loin de l'appartement que je louais avec mon chéri. J'étais ravie. Nos enfants iraient à la même école, on pourrait se revoir un peu plus souvent....

L'histoire est jolie n'est ce pas.? Mais il a fallu qu'il y ai un couac à un moment donné qui a aboutit au fait qu'on ne se parle plus.

Après l'achat de sa maison, elle s'est aussi mariée. Je suis allée à son mariage, mais j'ai senti qu'en fait, elle ne me considérait pas autant que moi je la considérais. Mais finalement, elle avait ses amies d'enfance, je ne pouvais pas rivaliser et je l'acceptais.

Elle a rencontré ma belle-soeur, celle qui deviendra l'épouse de mon frère. On l’appellera LeDiable ici. A l'époque je ne le savais pas mais je venais de tomber dans les griffes d'une manipulatrice hors pair!

 

A suivre...

 

 

Je me rends compte que finalement mon article est déjà bien long, je vous épargne donc un pavé et publierais en deux fois ce que je voulais partager avec vous. La suite, et si elle vous intéresse, arrive dans un ou deux jours... Et là, j'aurais sans doute besoin de vos conseils.

 

 

 

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S
hello,<br /> et bien j'attendrai donc quelques jours pour connaître la suite... Les amitiés de notre enfance ou de notre adolescence... j'ai la chance d'en avoir encore quelques unes, même si j'ai perdu ma grande amie pour une raison que je me souviens même pas....<br /> Des bises<br /> <br /> silvia
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P
La suite arrive le 26, déjà écrit, il sera publié automatiquement